Le mur humide, et la question du temps
Un mur qui noircit, une peinture qui cloque, un papier qui se décolle, un salpêtre blanc en bas : l'eau est dans le mur, mais d'où vient-elle ? Un plombier cherche une fuite ; un façadier cherche une fissure ; un couvreur regarde le toit. Avant d'appeler l'un des trois, il existe une méthode gratuite, celle du temps : observer quand la tache change. Le hub dégât des eaux décrit ce qui suit une fuite ; la page tache d'humidité sur un mur décrit les indices instantanés ; cette page ajoute la dimension que les indices instantanés n'ont pas : quinze jours de journal.
Le journal de la tache : ce que vous notez chaque jour
Une photo de la tache chaque matin, à la même heure, avec la même lumière, et un carnet à quatre colonnes : la météo de la veille, pluie, vent, gel, soleil ; le chauffage, allumé ou non ; vos usages d'eau, douches, bains, lessives, arrosage ; et l'état de la tache, plus sombre, plus claire, plus grande, humide au toucher ou sèche. Quinze jours, dont au moins une pluie. À la fin, la tache a une corrélation, ou n'en a aucune, et cette information vaut une demi-journée d'instruments. Nous vous demandons ce journal au téléphone quand la tache n'est pas urgente.
Vous préférez un devis écrit ?
Décrivez le problème, ajoutez des photos : vous recevez une estimation claire avant toute intervention.
Demander un devis gratuitCorrélation 1 : la pluie, et le délai après la pluie
Une tache qui fonce le lendemain d'une pluie et pâlit après trois jours secs est une infiltration : l'eau entre par l'extérieur et met un jour à traverser. Le délai compte : quelques heures désignent un chemin direct, appui de fenêtre, fissure de façade ; deux ou trois jours désignent une masse qui se charge, terrasse, balcon, mur enterré. Un mur qui ne réagit jamais à la pluie n'est pas une infiltration par l'extérieur, et la plomberie redevient suspecte.
Corrélation 2 : le vent, et son orientation
Une façade exposée au vent d'ouest ou au sud reçoit la pluie battante ; une tache qui n'apparaît qu'après une pluie avec vent, sur un mur exposé, et pas après une pluie calme, désigne la façade ou une menuiserie, pas la toiture ni la plomberie. Notez la direction du vent les jours de pluie ; sur les coteaux et dans la vallée du Rhône, le vent du sud et le vent d'ouest ne mouillent pas les mêmes murs. Cette corrélation est celle que les propriétaires oublient, et celle qui désigne le plus souvent un joint de fenêtre.
Corrélation 3 : le chauffage, et la condensation
Une tache qui apparaît quand le chauffage se met en route à l'automne, dans un angle de mur extérieur ou derrière un meuble, avec des points noirs plutôt qu'une auréole, est de la condensation : l'air chaud et humide du logement se dépose sur une paroi froide. Elle disparaît au printemps et revient chaque hiver. Ce n'est ni une fuite ni une infiltration, et le remède est la ventilation et l'isolation, pas un tuyau ni une façade. Une tache qui ignore le chauffage exclut la condensation.
Corrélation 4 : l'usage de l'eau, et l'heure
Une tache qui fonce après les douches du matin, après une lessive, après un bain, et qui pâlit les jours d'absence, est une fuite d'évacuation ou de joint : l'eau ne coule que quand on l'utilise. Une tache qui ne change jamais, humide en permanence, avec un compteur qui tourne vanne fermée, est une fuite d'alimentation. Ces deux cas sont les nôtres ; le test coloré des évacuations et la lecture du compteur, décrits sur recherche de fuite non destructive, les confirment sans ouvrir.
Chemin 1 : la façade, fissures et joints
Une fissure de façade, un joint de maçonnerie dégradé, un enduit qui n'est plus étanche laissent entrer la pluie battante, qui traverse le mur et apparaît à l'intérieur, souvent en hauteur ou en ligne. Corrélation pluie et vent, pas d'usage d'eau. Le traitement est celui d'un façadier, et en copropriété du syndic ; nous l'écrivons dans le rapport, avec les mesures d'humidité qui montrent une humidité plus forte côté extérieur.
Chemin 2 : l'appui de fenêtre et la menuiserie
L'appui de fenêtre fissuré, le joint entre le dormant et la maçonnerie, le rejet d'eau absent laissent entrer l'eau juste sous la fenêtre, avec une tache qui part des angles inférieurs du cadre. Corrélation pluie battante et vent, délai court. C'est le chemin le plus fréquent dans les immeubles des années 1960-1980 du secteur, et le moins cher à traiter, un joint et un rejet d'eau, par un menuisier ou un façadier.
Chemin 3 : la terrasse ou le balcon du dessus
Une tache au plafond ou en haut d'un mur, sous une terrasse, un balcon ou une toiture-terrasse, qui fonce deux jours après la pluie, désigne une étanchéité de terrasse fatiguée, un relevé décollé, une évacuation de terrasse bouchée. En copropriété, c'est une partie commune ; en maison, un étancheur. Si l'évacuation de la terrasse est simplement bouchée, la page descente d'eaux pluviales bouchée décrit ce que nous faisons nous-mêmes.
Chemin 4 : le mur enterré, et la nappe
En sous-sol ou en rez-de-jardin, un mur contre la terre reçoit l'eau du sol par ses fissures ou par absence de drainage ; la tache est basse, large, plus forte après plusieurs jours de pluie, et peut suinter. Ce chemin relève du drainage et du cuvelage, pas de la plomberie, sauf si une canalisation enterrée fuit à proximité, ce que le compteur et la recherche de fuite sur canalisation enterrée excluent ou confirment.
Chemin 5 : la remontée capillaire, l'eau qui monte du sol
Un mur ancien sans coupure de capillarité aspire l'eau du sol, et l'humidité monte sur cinquante centimètres à un mètre, avec du salpêtre et une peinture qui s'écaille en bas, sans aucune corrélation avec la pluie, le vent, le chauffage ni l'usage. C'est le seul chemin sans corrélation, et c'est ce qui le désigne. Il relève d'un traitement du bâti, injection ou drainage ; nous l'excluons de la plomberie par le compteur et l'humidimètre, plus fort en bas qu'en haut sur toute la longueur.
Ce que nous faisons, et ce que coûte le diagnostic
Nous lisons votre journal, nous mesurons l'humidité à plusieurs hauteurs, nous lisons le compteur vanne fermée, nous testons les évacuations au colorant si l'usage est corrélé, et nous utilisons la thermographie si le journal ne tranche pas. Si c'est une fuite, nous la réparons ; si c'est une infiltration, nous l'écrivons, avec le chemin probable et le métier à appeler. Le diagnostic est déduit si une réparation de plomberie suit.
| Prestation | Fourchette indicative |
|---|---|
| Déplacement (forfait fixe, tout secteur) | 40 € |
| Diagnostic sur place (déduit si intervention) | 40 à 80 € |
| Recherche de fuite non destructive | 180 à 600 € |
| Réparation de fuite accessible | 120 à 350 € |
Fourchettes indicatives TTC, déplacement de 40 € inclus dans l'annonce téléphonique. Prix confirmé par téléphone avant intervention, puis sur place avant de commencer.
Un prix annoncé avant d'intervenir
Pas de surprise : le tarif est confirmé par téléphone, puis sur place avant de commencer.
📞 Obtenir un prix au 04 28 29 25 03Un scénario : quinze jours de journal à Givors
Une propriétaire de Givors nous appelle pour un mur de chambre humide sous une fenêtre, sans urgence. Journal sur quinze jours : la tache fonce le lendemain de deux pluies avec vent du sud, ne bouge pas les jours de douche, compteur immobile vanne fermée. Corrélation 1 et 2, chemin 2. Sur place, joint de dormant décollé et appui fissuré, humidité maximale aux angles bas du cadre. Rapport d'exclusion plomberie, orientation vers un menuisier. Ce scénario illustre notre méthode ; il ne concerne aucun logement identifiable.
Infiltration d'eau : pages liées et secteur d'intervention
Une tache au plafond plutôt qu'au mur relève de fuite d'eau au plafond ; une canalisation encastrée suspecte, de fuite encastrée dans le mur ; la lecture thermique des murs, de recherche de fuite par thermographie. Nous intervenons à Givors, Grigny, Vienne, Oullins, Lyon et dans tout le sud de Lyon, selon zones d'intervention.